On sait pas ce qui peut nous tomber dessus : une envie comme une envie d'écrire ; un coup de foudre, un malheur, un accident, une surprise, une maladie, une araignée, une rencontre, une peur, une peur de ne pas voir le temps passer mais aussi La peur... La peur de ne pas tout maitriser ... Et par le même principe L'envie.
L'envie de crier.
Plus les vacances avancent et plus l'incompréhension est là : pas une minute pour se demander « Qu'Est-ce que je vais bien faire demain ? », toujours à courir par-ci par-là mais finalement, Est-ce que c'est ça vivre ? Comment on peut savoir si c'est La bonne solution ? Paresse, profiter & Carpe diem ... Se sont des synonymes ? Est-ce en fonction de chaque personne ?
Au final, beaucoup de choses au programme pendant ces vacances, pas le temps de s'ennuyer mais paradoxalement, le temps de se poser des questions : aller si vite va - t - il nous emporter jusqu'au bout ? Car quand on ne maîtrise plus rien, on ne profite plus ... Bien sur, les âmes aventurières vont me dénigrer mais qu'importe : je me comprends et c'est ici l'essentiel. Non pas que je ne sois pas une aventurière, mais là, j'ai les jambes coupées.
« A vouloir vive trop vite ... »
L'été passe vite, encore plus que prévu, à cette folle allure qui m'emporte avec elle, puis bientôt dans les souvenirs et mémoires des personnes qui me sont proches.
Une sourire, une phrase, une idée, une déclaration, et peut être une amitié ... Tout est éphémère. C'Est-ce qu'on m'a dit un jour. Mais est-ce qu'on parlait de l'image mentale qu'on se fait des personnes dans notre petite caboche ? Cette image qui reste gravée même quand la personne à laquelle vous pensez n'est pas à vos côtés ... De même, est-ce qu'on parlait de l'Amitié ?
Les souvenirs ... Passés mais pourtant si présents en moi.
« J'y étais », « J'aurais pu y être », confusion et déception lorsqu'on joue sur les mots. La vérité n'est pas toujours bonne à voir ou à entendre, peut être qu'il vaudrait mieux se voiler les yeux une bonne fois pour toute : Et si je ne voyais plus que l'année prochaine beaucoup trop de choses vont changer, tant aux niveaux des relations entre nous tous, que celle entre Elle et moi, entre Lui et moi, ou encore Lui et moi ... et elle aussi ... Et si je ne voyais plus que l'année prochaine ou même dans quelques années ont sera tous à des milliers de km ? Et si j'oubliais qu'ils partiront forcément ? Et si je m'efforçais de me rendre à l'évidence pour ce qui me trotte dans la tête ?
Oui, la réciprocité n'est pas toujours au rendez vous : on admire, on déteste, on veut, on envie, on aime... Peu importe à vrai dire : la personne visée ne ressent jamais à l'identique les mêmes sentiments à son égard mais le croire fait du bien. Croire pour panser les plaies, celles qui ne se soignent pas, jamais même. La nature d'une personne ne se change pas du tout au tout, on peut s'améliorer au mieux, régresser ou stagner au pire. On est dans le pire, le mieux est lointain...
Ensuite, on s'en veut de croire en ce reflet, par conséquent inexistant, en cette belle image qu'on forge dans notre imaginaire, en ces mots si vides et si commun, si peu sincères et intimes ... Puis on remonte doucement la pente : après la prise de conscience, le réconfort ; Soulagé on repart d'attaque mais comme les vieux démons, les assassins reviennent toujours sur le lieu du crime.
Au final, un pas en avant, deux ou trois en arrière.
La peine mais maintenant l'envie de tout cacher, de ne plus être la même, de ne plus être si à fleur de peau, celle qu'on connait pour sa pitoyable sensibilité. On l'enterre ?
Une photo, un mot, un discours, un message, l'ignorance, une réflexion ... Je vois, je sens, j'ai mal, je pleure, j'en rie, j'ai le petit muscle sous ma poitrine qui s'emballe , les nerfs qui lâchent, puis mal à la gorge, je serre les dents ...
Demain je sourirai.
... Même s'il est évident qu'on est toujours moins bien qu'une personne : moins bien habillé, moins bien coiffé, bien moins apprécié, bien moins adulé, bien moins drôle, bien moins souriante, bien moins intelligente, bien moins talentueuse, bien moins sociable, bien moins bavarde, bien moins manipulatrice, bien moins réfléchie, bien moins spirituelle, bien moins ouverte d'esprit, bien moins grande gueule, bien moins aventurière, bien moins spontanée, bien moins optimiste, bien moins ambitieuse...
Malgré les défauts, comme dans un puzzle, certains arrivent à trouver les pièces complémentaires, puis les autres pièces attendent dans le fond de la boîte, sombres, attendant d'être sorties au grand jour pour être placées dans un endroits très précis, non par choix mais par dépit. Elles attendent au départ, elles contemplent le tableau qui se réalise peu à peu sous leur nez mais restent impuissantes. Puis viennent leur tour...
Car la vie est un jeu, un jeu de gamins.
Touché coulé,
Game over,
Rideau,
End.
Fuck Forever,
Babyshambles





